Douze nations, y compris le Royaume-Uni, prévoient de dépenser plus de 37 milliards de livres au cours des dix prochaines années pour le développement d'un nouveau missile longue portée destiné à protéger l'Europe. Ce projet, nommé Deep Precision Strike, a récemment été dévoilé à Londres et sera discuté lors du sommet de l'Otan à Ankara, Turquie. C'est la dernière réunion de l'Otan pour le Premier ministre Sir Keir Starmer, qui pourrait faire face à des critiques du président américain Donald Trump pour ne pas avoir établi un plan de dépenses de défense à 3,5% du PIB en 2035. Le missile, présenté comme l'une des armes les plus avancées de l'Otan, doit toucher des cibles jusqu'à 1 250 miles, renforçant la sécurité européenne à long terme. Yvette Cooper, la ministre des Affaires étrangères, souligne l'importance de ce plan dans un monde de plus en plus dangereux, affirmant que l'Europe doit être forte au sein de l'Otan. Malgré la longue attente avant d'être opérationnel, ce projet est perçu comme crucial face à la menace croissante de la Russie. En juin, le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a annoncé une révision de la présence des forces américaines en Europe. L'importance de cette initiative est également soulignée par le président ukrainien Volodymyr Zelensky, qui a demandé des systèmes de défense aérienne à ses alliés pour protéger l'Ukraine des attaques russes. Enfin, Dmitry Peskov, porte-parole du Kremlin, a critiqué ce qu'il perçoit comme un manque de dialogue constructif de la part des nations de l'Otan.