Dans la région du Golfe, les tensions ont de nouveau augmenté entre les États-Unis et l’Iran. Mardi, le Commandement central américain a annoncé avoir mené des frappes puissantes en réponse à des attaques sur trois pétroliers dans le détroit d’Hormuz, touchant plus de 80 cibles. Ces frappes ont eu lieu à Qeshm, Bandar Abbas et Sirik, des personnes ont été blessées par des éclats d'obus. Centcom a expliqué que les cibles étaient des sites de lancement de missiles et des centres de commandement iraniens. Bien que l’Iran n’ait pas directement assumé la responsabilité de ces attaques, il a déclaré mercredi avoir ciblé des sites militaires américains à Bahreïn et au Koweït en représailles. Ce conflit survient alors que les États-Unis et l’Iran avaient signé un mémorandum d’accord le mois dernier pour prolonger un cessez-le-feu. L’accord prévoyait de définir l'administration future du détroit avec les États du Golfe. Le porte-parole iranien, Esmail Baghaei, a décrit ces actions américaines comme une violation du mémorandum.

Par ailleurs, le Koweït a aussi répondu aux frappes iraniennes en critiquant ces attaques répétées qui mettent en danger la stabilité régionale. Le Qatar et l’Arabie Saoudite ont accusé l’Iran d’avoir attaqué leurs navires, ce qui montre un élargissement du conflit puisque la région est importante pour le commerce mondial. Le Qatar a affirmé que l’Iran était entièrement responsable d’une attaque apparente contre le navire Al-Rekayyat. Les récents événements menacent cet accord fragile et remettent en cause la souveraineté iranienne sur le détroit, que l'Iran considère comme essentiel à ses intérêts économiques et stratégiques. Si la situation continue à se détériorer, il est probable que d'autres pays réagiront également pour protéger leurs intérêts commerciaux.