Le 29 juin, deux bateaux transportant environ 530 Rohingyas quittent l'État de Rakhine. Ils cherchent à fuir leur pays pour échapper aux violences croissantes dans la région. Les conditions maritimes sont mauvaises, car la mousson a commencé et les vagues sont hautes. Les bateaux, généralement de vieux chalutiers, sont en très mauvais état et peu adaptés pour ce long voyage. Il est fort probable que les bateaux ont sombré en mer agitée. Plusieurs jours après leur départ, les familles n'ont reçu aucune nouvelle de leurs proches. Des pêcheurs découvrent le corps d'une femme sur la plage et ils trouvent d'autres corps plus tard sur différentes plages. Les informations sont difficiles à obtenir parce que la région est en conflit, et il y a peu de communication. En effet, Chris Lewa, une activiste qui surveille la situation des Rohingyas, veut savoir ce qui s'est passé, mais elle n'a pas de contacts fiables. Les Rohingyas vivent déjà dans des conditions très dures au Bangladesh, la pauvreté et le manque d'aide humanitaire sont extrêmes. Ils espèrent arriver en Malaisie, un pays il y a déjà une communauté Rohingya, mais leur voyage est très dangereux. S'ils réussissent à atteindre la Malaisie, ils peuvent avoir une chance de mieux vivre, bien que le chemin soit risqué et que les opérations de contrebandiers soient fréquentes. Si leurs familles ne reçoivent pas de nouvelles, elles s'inquiètent de leur sort, surtout avec tant d'incertitude. Ces événements montrent la crise humanitaire profonde qui touche les Rohingyas, une population persécutée qui cherche désespérément un avenir meilleur.