Selon des données de suivi des navires, au moins sept grands pétroliers ont fait demi-tour près du Yémen cette semaine. Cela se produit après que le groupe Houthi a annoncé un embargo maritime contre l'Arabie Saoudite, lundi dernier. La déclaration des Houthis a créé une grande inquiétude, et tous ces pétroliers, qui étaient en route vers ou depuis des ports saoudiens, ont rapidement changé de cap. Près de 15 % du commerce maritime mondial traverse la mer Rouge, qui fait le lien entre la Méditerranée et le golfe d'Aden. Cette situation est cruciale pour l'exportation du pétrole saoudien, car la porte de Bab al-Mandab est aussi stratégique. Si les Houthis poursuivent leurs menaces et restreignent davantage le commerce, cela risque d'augmenter les prix du pétrole à l'échelle mondiale.

Avant l'annonce de l'embargo, 20 navires avaient déjà entré la mer Rouge, indiquant une activité importante de transport maritime. Les analystes craignent que si les Houthis attaquent des navires dans cette région, le trafic international sera gravement affecté, et pas seulement pour les navires en direction de l'Arabie Saoudite. Par exemple, le 17 juillet dernier, des tensions avaient déjà été signalées, et les Houthis avaient déclaré que tout navire lié à des intérêts israéliens, américains ou saoudiens devrait éviter de traverser le secteur jusqu'à ce que la menace diminue. Une situation similaire s'est déjà produite plus tôt cette année, ce qui souligne l'instabilité actuelle dans la région. Des conséquences économiques importantes pourraient en résulter, touchant non seulement l'Arabie Saoudite, mais aussi d'autres pays dépendants des importations de pétrole.